Vie des Courses

Trot

Martine Della Rocca : "Une fierté immense"

Par

Sylvain COPIER


31/01/2022 - 17:36

"Le simple fait de voir les noms des gamins participant au Prix d’Amérique, c’était déjà une victoire pour le Trot à poneys, alors que l’un des deux gagne…", indique Martine Della Rocca 24 heures après le dénouement du championnat du monde des trotteurs. Pendant de longues années, celle qui veille désormais sur le CIFCH (Conseil indépendant pour la filière des courses hippiques) a coordonné toutes les actions tournant autour du trot à poneys en France, une discipline qui a été officiellement reconnue par la Fédération Française d’Equitation. "En 2019, nous avions amené 100 gamins qui portaient les couleurs de tous ces gens disparus, c’était génial, mais alors là, c’est vraiment l’apothéose, s’exclame-t-elle. Ils m’ont fait vivre quelque chose que je garderai toujours dans mon cœur. Je suis quelqu’un de peu expansive lorsqu’une course arrive, mais dimanche, je me suis surprise dans mon fauteuil à pousser Nicolas Bazire et Théo Duvaldestin dans la ligne droite. Vous n’imaginez pas le nombre de réactions que j’ai reçues. C’est la réussite d’une équipe qui s’est lancée à fond dans l’aventure des poneys. De mémoire Nicolas et Théo ont commencé à s’y exercer à l’âge de 11 ans, c’était en 2012. On leur a amené des bases comme courir des compétitions, prendre soin de leur tenue, répondre aux questions des journalistes… On a essayé de leur apprendre la rigueur des courses." Des suppléments non négligeables en plus de tout ce que les écuries familiales ont pu leur apporter. 

 

De l'importance de commencer dès le plus jeune âge

"Je vais vous conter une petite anecdote sur Théo Duvaldestin. Un jour, nous avions organisé un contrôle antidoping sur les poneys. Théo était alors près de sa mère et il devient tout pâle au moment où débarquent les vétérinaires en blouses blanches chargés des analyses. Lorsque sa mère lui a demandé pourquoi il ne se sentait pas bien, il a répondu : "Tu sais maman, je crois que le poney est positif, je lui ai donné une carotte" (rires). Petits, ils étaient espiègles et déjà très professionnels. On constate que le trot à poneys soude les enfants avec les parents, c’est vraiment quelque chose d’incroyable, le potentiel est énorme. Il est cependant nécessaire de bien insister sur le fait qu’il faut commencer jeune (c’est possible dès l’âge de 7 ans), car dès que les gamins s’orientent vers le cheval, s’en est terminé pour le poney, car ils éprouvent bien sûr d’autres sensations de vitesse (NDLR : un peu comme lorsqu’un jeune passe d’une mobylette à une moto). Cela prend énormément d’années pour forme un jeune, cela va à mon sens bien au-delà du temps des écoles et les maîtres de formation jouent en ce sens un rôle crucial." On se souvient que tout récemment, le 19 décembre, jour du Critérium des 3 Ans, deux épreuves de trot à poneys avaient été organisées sur la cendrée parisienne.

À lire aussi

Le live

Prochain quinté

subscription-banner
newspaper - offers

Découvrez les
offres d'abonnement